La nouvelle grande mode de la trottinette électrique pose des questions quant à la possibilité de l’utiliser en ville. Si de plus en plus de personnes en possèdent, on ne sait toujours pas vraiment où il est possible de rouler et surtout à quelle vitesse. Sur le trottoir, sur la piste cyclable ou encore sur la route ? On vous explique tout.

Tolérée sur le trottoir… jusqu’à une certaine vitesse !

Puisqu’aucun texte n’a encore décidé de la place des trottinettes électriques sur les routes, ces engins motorisés sont pour le moment tolérés sur les trottoir dans la mesure où leur vitesse ne dépasse pas les 6 km/h. Quand on sait qu’une trottinette électrique peut facilement atteindre les 30 km/h (surtout dans le cas de trottinettes électriques puissantes), il est difficile d’imaginer pouvoir respecter des limitations de vitesse si basses.

Utilisée en grand nombre sur les pistes cyclables… à tort ?

On voit de plus en plus de possesseurs de trottinettes électriques rouler sur les pistes cyclables au milieu des vélos. La piste cyclable est d’ailleurs la solution qui paraît la plus logique : les vélos et trottinettes roulent à peu près à la même vitesse et peuvent donc se partager la piste.

Pourtant, l’article R110-2 du Code de la Route décrit une bande cyclable comme une « voie exclusivement réservée aux CYCLES à deux ou trois roues sur une chaussée à plusieurs voies ».

La chaussée comme ultime possibilité ?

Si l’on ne peut ni circuler sur le trottoir (à plus de 6 km/h) ni sur les pistes cyclables, alors il serait logique de penser qu’on puisse le faire sur la chaussée. Mais encore une fois, un article du Code de la Route semble restreindre l’accès aux trottinettes motorisées :

« le fait de circuler sur les voies ouvertes à la circulation publique ou les lieux ouverts à la circulation publique ou au public avec un cyclomoteur, une motocyclette, un tricycle à moteur ou un quadricycle à moteur non soumis à réception est puni d’une contravention de la cinquième classe » (article L321-1-1).

Vous l’aurez compris, il est encore trop tôt pour réellement savoir où les trottinettes électriques et autres engins motorisés doivent circuler. La ministre des Transports, Elisabeth Borne, devrait se prononcer à ce sujet d’ici la fin du mois d’octobre. Nul doute qu’elle trouvera une solution pour que les adeptes de patinettes motorisées puissent rouler en toute tranquillité.

Quoi qu’il en soit, on se doit d’être optimistes au vu des nombreux nouveaux moyens de locomotion électriques (vélos électriques, hoverboards, gyropodes) qui contribuent à faciliter les déplacements de tous au quotidien.