Bird (USA), Circ (Allemagne, ex Flash) et Voi (Suédois) sont les 3 heureux élus de cette chasse à la trottinette électrique instaurée à Marseille. 

Mais cela ne se fait pas sans sacrifices ! En effet, les opérateurs sus-cités ne pourront mettre à disposition des utilisateurs que 2000 engins chacun. 

Autre mesure prise par la ville de Marseille, ce sera aux opérateurs de s’occuper des trottinettes jetées à la mer. Une initiative des plus bien venues à un moment où le débat concernant l’environnement atteint un sommet !

Cette victoire n’est cependant pas éternelle : il s’agit-là d’un contrat de un an renouvelable deux fois au maximum. On peut alors se demander ce qu’il se passera à l’issue de ces deux années…

Côté perdant, on pense bien sûr au géant Lime, dont la vue des trottinettes électriques vertes commençait à être intégrée à notre quotidien. Le personnel de Lime a été le premier surpris devant cette décision, lui qui pensait pouvoir se faire une place à long terme en France.

Reste donc à savoir de quoi résulte ce choix des 3 opérateurs privilégiés sur le territoire marseillais : 

3 critères principaux pris en compte :

  • La lutte menée par l’opérateur contre le stationnement gênant
  • Les intérêts financiers : les opérateurs reverseront une certaine part de leur CA au-delà d’une somme plancher de 21600€ (de 0,5% à 10%)
  • Les caractéristiques techniques des trottinettes

Parmi ces critères, tous n’ont pas eu le même poids. En effet, le critère financier a pesé à hauteur de 30%, alors que le critère technique a pour lui compté pour 70% de la note totale. 

Ce choix de limiter le nombres d’acteurs de la trottinette à un but simple : apporter plus de structure aux déplacements en trottinette, à l’heure où de plus en plus de trajets sont effectués chaque jour (on compte déjà plus de 2 millions de trajets en trottinette à Marseille).

Pour ce qui est des opérateurs malchanceux, ils ont jusqu’au 20 octobre pour disparaître de la circulation marseillaise !

Un arrêté anti-trottinette à Villeurbanne dès le 1er Novembre

Jean-Paul Bret, maire de la plus grande commune de banlieue de France (et 20ème ville la plus peuplée), a annoncé vouloir renforcer la sécurité de la ville en empêchant les utilisateurs de se garer sur les trottoirs. 

Comme conséquence, la ville de Villeurbanne passera donc en zone rouge, qui traduit une interdiction d’y stationner. 

Et cela dès le 1er novembre. Un objectif majeur à cela : renforcer la sécurité et le confort des passants, à l’heure où 36% des trottinettes stationnées sont jugées comme « gênantes ».

 

Face à cette annonce, Lime a déjà décidé de retirer ses trottinettes de Villeurbanne à partir du 1er novembre.

Un changement non négligeable, quand on sait que 500/700 trottinettes électriques circulent chaque jour dans la commune de banlieue lyonnaise.